Recherche doctorale

En Belgique, le coût de l’incapacité de travail était estimé à 7,1 milliards d’euros. Sur 400 000 personnes indemnisées, 28 000 le sont pour cause de burn-out et 60 000 en raison d’une dépression. Le stress est devenu la première cause d’incapacité de travail et son coût dépasse aujourd’hui le coût du chômage en 2015…

Au niveau d’une organisation, le coût est difficilement déterminable avec précision. Si le salaire individuel de la personne en arrêt maladie est rapidement pris en charge par la sécurité sociale, il demeure de nombreux coûts indirects liés à l’obligation de garantir sa place au collaborateur en arrêt maladie. Recours à des contrats à durée déterminée pour remplacer le travailleur absent, coût lié à la sélection, au recrutement et à la formation du remplaçant, diminution de la performance, peut-être de la qualité liée à un nécessaire temps d’adaptation, perte de savoirs, surcharge de travail des collègues, etc. Pour une entreprise de 1.000 personnes, le coût annuel du burn-out peut être estimé entre 300.000 et 500.000 euros.

Parce que la réussite d’une organisation est étroitement liée aux compétences, à la motivation et à l’engagement du personnel, il est essentiel — et davantage encore dans le climat de récession économique que nous traversons — de changer les mentalités et de travailler en amont, au cœur même des entreprises à la prévention des affections mentales liées au travail.

Le projet de recherche a pour objectif principal de décrire les concepts fondamentaux liés aux facteurs de stress qui contribuent à un mal être dans le cadre du travail ainsi qu’à la notion de performance. Il analyserait en outre les impacts, identifierait les pratiques mises en place au sein de différentes entreprises ainsi que le ressenti des parties prenantes quant à l’influence de ces pratiques pour, au final, référencer celles qui soutiennent la thèse de l’impact positif d’une gestion respectueuse du capital humain sur le processus de développement socio-économique. Il s’appuierait sur des études existantes ainsi que sur des enquêtes spécifiquement menées dans le cadre du projet de recherche.

L’étude du lien entre l’impact de la gouvernance et des pratiques, la performance et l’épanouissement professionnel a pour but de proposer des perspectives socio-économiques positives en cette période difficile, ainsi que de référencer les bonnes pratiques mises en place au sein des organisations ; pratiques s’inscrivant dans le cadre de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Le projet débutera dans le courant de l’année 2019 et se déroulera sur 4 années.
Les fonds recueillis permettront de financer partiellement une bourse pour l’année académique 2019-2020.

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